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XVIII

Je fis, a cette époque une espèce d'invention ridicule. Je ne la décrirai pas en appendice, je vous l'infligerai tout de suite. J'avais beaucoup étudié les aérostats à l'école militaire de Cosne et j'avais même acheté quelques livres. La stabilisation des aérostats, la stabilisation verticale, date des débuts de l'aérostation, il s'agit d'une combinaison entre les montgolfières et les ballons à gaz. On dispose, sous le ballon à gaz, une montgolfière de format réduit sous la forme d'un ballonnet gonflé d'air chaud. Pilâtre des Rosiers, un des deux premiers aérostiers s'est tué au premier essai de ce genre ce qui a singulièrement refroidi les inventeurs et, en fait, jamais aucun nouvel essai n'a jamais été fait. Pourtant le ballon de Pilâtre n'a nullement pris feu, on n'a jamais su exactement pourquoi son ballon a éclaté, mais le ballonnet n'y fut pour rien ni le feu qui était au dessous.

Jules Vernes suppose dans "Cinq semaines en ballon" le problème résolu.

Je reprenais cette idée en substituant au foyer de Pilâtre, le fourneau catalytique de Louis Lumière à peine connu à l'époque, mais qui a eu tant de succès depuis. L'idée avait un aspect ingénieux bien fait pour séduire, mais était parfaitement stupide. La combustion catalytique supprime la flamme, mais cette flamme est bien moins un défaut qu'une garantie. La dite combustion catalytique au travers d'un tapis de mousse de platine sur un support quelconque ne peut brûler qu'une certaine quantité maximale de combustible. Si, par accident, cette quantité maximale est dépassée, elle traverse le tapis sans être brûlée et forme une masse explosive au dessus de foyer. Je savais tout cela à l'époque, mais mon but était d'entrer à l'office des inventions et d'étudier cet endroit et a cet endroit, n'oubliez pas que j'étais étudiant  rien d'étonnant a ce que je veuille m'instruire.

L'idée fut acceptée à l'office de Bellevue. Je m'y rendis deux fois par semaine. J'y fis des travaux continus pendant un an. Il s'agissait d'arriver à brûler de l'hydrogène sans flamme et sans explosion, qui devait ensuite chauffer à volonté l'air d'un ballonnet. Ces études furent faites sous la direction et la surveillance de Maurin, alors doyen de la faculté de Paris, directeur de l'institut de physique du globe et de l'ONM. Il avait bien d'autres choses à faire que de s'occuper de moi, ce qui faisait bien mon affaire.

Je m'étais fait un ami d'Aumaréchal,chef du laboratoire de chimie, qui s'affairait a fabriquer pour moi des catalyseurs, je les ai toujours. Nous faisions brûler notre hydrogène dans un énorme tuyau de poêle en manière de canon, juste derrière le dos de Dufour (le bien nommé) qui calculait laborieusement a son bureau le premier four à induction construit en France.

De temps en temps la charge d'hydrogène explosait avec un bruit de tonnerre et Dufour sursautait d'au moins vingt centimètres au dessus de sa chaise. Décidément l'hydrogène ne convenait pas et nous dûmes nous rabattre sur les vapeurs d'essence, cette fois avec succès. Mais un beau jour tout le mon-de en eut assez, comme ça, sans raison. Je rattrapai Maurin dans la cour pour lui dire que je désirais vider les lieux, mais, avant que j'ai pu parler, il me dit que le décision avait été prise d'arrêter les frais. Pensez donc, j'avais obtenu un "crédit" de 70 francs pour acheter du platine, en tout et pour tout. Il était temps d'arrêter les frais. Je demandai l'autorisation de publier un article dans la revue de l'Institut, ce qui me fut accordé.

Je rédigeai l'article dans lequel je ne me ménageais pas les compliments. L'article parut et j'en fus le premier étonné. J'achetai cent numéros et en adressai un â tous les quotidiens de France avec une lettre dans laquelle j'annonçais que j'allais bientôt traverser l'atlantique dans un ballon appelé "le beurre blanc". S'estimant couverts par l'autorité de la revue officielle, les quotidiens en question marchèrent comme un seul homme. Recherchez les numéros de l'époque si vous ne me croyez pas, cela vous donnera de l'occupation pour les jours de pluie.

Le plus fort est que je pense toujours que l'expérience serait possible, bien entendu pas avec un fourneau catalytique, mais avec un simple bec de gaz, j'aurais pu la tenter en risquant mon petit capital, et encore pas en entier. Peut-être aurais-je pu obtenir une subvention suffisante de l'aéroclub. Rien de tout cela ne fut fait, j'ai toujours beaucoup trop tenu a mes os pour avoir même l'idée d'essayer vraiment, l'incendie est un risque minime, vraiment peu à craindre, mais une pareille entreprise présenterait bien d'autres dangers,dont le moindre ne serait pas la foudre. Je voulais lancer un canular et comme canular, ce fut un canular réussi. Mes camarades d'atelier, nullement prévenus, ni même nullement au courant de mes travaux, furent sidérés de trouver un jour ma photo en première page du Petit Parisien. Les revues techniques emboîtèrent le pas et il y eut des articles un peu partout, le plus important fut signé de moi dans "Je Sais Tout". Tout cela n'eut aucun résultat pratique et je ne m'attendais pas à ce qu'il y en eut un. Tout de même je pensais que l'effet du coup de publicité durerait quelque temps, mais les réputations lancées par les journaux et les revues sont des feux de paille, aussitôt disparues qu'apparues. Elles ne durent pas plus longtemps que le papier des journaux eux-mêmes et Dieu sait qu'il est vite brûlé.

Qui veut traverser l'atlantique en ballon libre par les alizés ? Je viens d'en donner la recette, le risque, à y bien regarder,se borne a un amerrissage forcé en cas d'orage dans le pot eu noirs si le ballon résiste on repartira après. En cas de réussite, et même en ces d'échec, la publicité que vous offriront les quotidiens sera énorme, bien plus grande encore si vous y laissez votre vie, tout cela pour rien, bien entendu.

J'ai appris beaucoup de choses pendant mon séjour à Bellevue à l'office des inventions, ce séjour ne fut d'ailleurs pas le dernier, j'y suis revenu a une autre occasion dont je vous parlerai plus loin.

La leçon principale dont je vais vous entretenir, c'est qu'un succès, quel qu'il soit, publicité, argent, situation, etc. etc. peut ou non apporter quelque avantage, mais à coup sûr il fait beaucoup d'envieux. J'ai, depuis, eu de nombreuses confirmations de cette première leçon. Il m'est arrivé de remporter des succès dans ma vie, ce fut d'ailleurs toujours à la suite de beaucoup de peines et soins. J'ai pu compter alors les rares amis qui avaient bonne figure et me félicitaient; la plupart de mes relations me faisaient au contraire grise mine et mauvais visage et même se fâchaient ouvertement avec moi ; ils considéraient ma réussite comme une insulte personnelle.

Évidemment, quand on a raté tout ce qu'on a entrepris, il est pénible de voir un autre arriver à quelque chose. A qui la faute ? Pourquoi m'en vouloir ?

L'office de Bellevue, à cette époque était un établissement assez curieux à visiter et je ne m'en privai point. Premier organisme officiel de recherche en France, bien avant le CNRS, il avait été fréquenté déjà par de nombreux inventeurs qui tous avaient laissé quelque trace de leur passage,et les locaux étaient bourrés de machines bizarres, sorte de collection d'avortons, sans bocaux, et quelques outils en attente d'usages hypothétiques. Je me souviens d'une certaine presse hydraulique, grosse comme une pendule Comtoise, mais qui donnait tout de même trente tonne de pression. Je m'en souviens parce que j'avais grande envie de l'emporter sous mon bras, personne ne se serait aperçu de sa disparition, mais elle me parut trop lourde pour moi. Je pense aujourd'hui seulement que j'aurais pu faire venir un camion dans la cour et la faire charger pour l'envoyer chez moi, cela n'aurait inquiété personne. Elle aurait décoré avantageusement ma chambre d'hôtel.

Le site était charmant. Nous allions déjeuner, Aumaréchal et moi, dans un petit bistrot qu'il fallait connaître pour le trouver, au milieu des mille villas construites à se toucher dans la forêt. cela doit toujours exister sous une forme ou sous une autre.

Un jour j'assistai à un essai de trottoir roulant pour le métro de Paris. Aucun des trois modèles présentés ne fut accepté et ce fut justice, je n'ai jamais entendu fracas plus effroyable que celui que faisait chacune de ces trois maquettes. Les inventeurs eurent droit dans les journaux, à autant de réclame que moi et ce fut le silence.

Je n'ai guère continué mes travaux sur l'aérostation, voici pourtant une idée que je ne suis probablement pas le premier à avoir eue, mais dont cependant je n'ai jamais entendu parler.

Dans un ballon c'est la surface qui pèse et le volume qui porte. Or la surface augmente comme le carré des longueurs, tandis que le volume augmente comme le cube, il suffit donc de construire un ballon assez gros pour qu'il devienne possible de le construire, non plus en toile ou papier mais en tôle d'acier ou en béton armé. Le raisonnement est aussi bien valable pour les ballons dirigeables évidemment. Une fois le ballon construit, au lieu de le gonfler au gaz, il devient possible de profiter de sa solidité pour faire â l'intérieur, un vide relatif avec quelque pompe, et on obtiendra un plus léger que l'air totalement incombustible. On peut, en plus, modifier la température à l'intérieur avec n'importe quel moyen de chauffage de façon à lui donner toute la stabilité désirable. Le mode de construction serait analogue à celui des anciens zeppelins pour la poutraison.

Un tel édifice serait d'une taille bien digne de ce fameux vingt et - unième siècle dont on nous casse les pieds et que je ne connaîtrai pas. Il poserait évidemment des problèmes très particuliers pour l'atterrissage et le garage, il faudrait certainement, en cas de mauvais temps, débarquer les passagers avec des hélicoptères. Quand a l'aéronef lui-même il serait à l'épreuve des plus fortes tempêtes. Aucun véhicule ne saurait être plus sûr, il pourrait contenir autant de passagers qu'un paquebot et les transporter à une vitesse beaucoup plus grande. Cette vitesse serait beaucoup plus petite que celle des jets, mais les gens très pressés ne sont pas aussi nombreux qu'on le dit. n tout cas, pas de bruit, pas de mal de mer, pas de danger d'incendie.

Ce livre est et sera très décousu. J'ai lu quelque part en effet que le meilleur moyen de faire oeuvre littéraire était de s'asseoir devant une table et d'écrire au jour le jour tout ce qui vous passait par la tête. La recette m'a paru bonne et c'est ainsi que j'opère à ceci près que j'écris dans un fauteuil.

J'ai parlé de l'école des Beaux Arts (ce livre a été écrit avant la suppression de l'école des Beaux Arts) il faut que j'en reparle, elle en vaut la peine. Il existe dans cette école des traditions centenaires, je me suis laissé dire qu'elle avait été fondée par `Napoléon III; certaines de ces traditions doivent dater de beaucoup plus loin; des atelier d'artistes existaient alors depuis longtemps et c'est par le groupement de ces ateliers que l'école a été composée.

A part quelques ateliers qui se trouvent à l'intérieur des bâtiments de l'école proprement dite, il existe d'autres ateliers absolument libres et en bien plus grand nombre. Le fonctionnement y est anarchiste. Un groupe d'élèves se réunit, loue un local, le plus souvent sordide, abat les cloisons et, sans se préoccuper d'aucune loi sur les associations ou les sociétés, l'atelier commence a fonctionner. Des traiteaux et des planches forment les tables, les élèves se cotisent pour les acheter, ainsi que les tabourets. On choisit un patron parmi les anciens prix de Rome, ce patron est payé par les élèves ou porte gratuitement ses services. Il est utile qu'il soit "du jury" des concours. Je n'ai jamais su exactement comment est recruté ce jury, je crois que c'est pas élection au sein de l'académie des Beaux Arts. Les élèves sont inscrits a l'école individuellement pour pouvoir présenter leurs projets qui sont fait dans les ateliers par eux (il arrive que ce soit par d'autres) avec les conseils des anciens et du patron et avec la collaboration des jeunes élèves ou des camarades inoccupés, on dit que ce sont des "nègres", d'où le terme "négrifier". Le projet, une fois terminé est collé sur un châssis et porté en voiture à bras dans une grande salle de l'école où il est affiché avec une étiquette qui cache le nom de l'élève. Le jour du jugement, le patron reconnaît évidemment le projet qu'il a corrigé pendant un mois et se fait l'avocat de l'élève, à moins qu'il ne fasse le contraire si l'élève n'a pas suivi ses conseils. Il se peut aussi que le patron, occupé ailleurs, ne soit pas présent le jour du jugement, alors l'élève est rarement reçu.

Cette institution du jury est la plus mauvaise qu'il soit possible d'imaginer. Les élèves le savent bien, mais que peuvent-t-il y faire sinon protester vainement de génération en génération.

Quant aux ateliers, si bizarre que cela puisse paraître, ils fonctionnent admirablement bien. Ils sont composés de trois groupes d'élèves. Les "nouveaux," ordinairement les élèves qui préparent leur entrée a l'école, les "anciens," presque tous des élèves de la première classe et le groupe des autres élèves, pas encore nommés anciens mais tout de même entrés à l'école; ce groupe ne porte pas de nom spécial . On remarque en plus de tout cela un "massier" chargé presque uniquement des soins de la trésorerie. Les décisions de détail sont prises à la majorité par un conseil des anciens (des anciens présents le jour de la délibération). Les décisions très importantes: choix d'un nouveau patron par exemple sont prises à la majorité par tous les élèves présents. Les anciens, même dans ce cas, ont une grande influence à cause de l'âge et de l'expérience. Tout cela est primitif au possible et n'en fonctionne que mieux. Je n'ai jamais assisté à des contestations sérieuses.

En dehors de l'atelier, il existe une organisation générale qui doit, en principe, assurer la liaison entre les ateliers, c'est la "Grande Masse", présidée par un grand massier. L'importance de cette grande masse a été très variable suivant les époques et j'ai vu plusieurs époques se succéder pendant les cinq ans de mon séjour : avec les étudiants les temps vont vite,c'est bien connu. Le rôle principal de cet organisme est d'organiser le bal "des quat'zarts", seule obligation à laquelle elle ne manque jamais, sauf en temps de guerre.

Curieux bal que ce bal. Il est organisé chaque année dans une des plus vastes salles de Paris. Chaque atelier dispose d'un emplacement où il construit sa loge, important échafaudage, rez-de-chaussée inutilisé et un étage. Il y a, en plus, une grande loge pour la grande masse avec un podium pour les concours de costume. Le premier bal auquel j'ai assisté avait lieu a Luna-Park, il marquait le centenaire de l'école et la loge de la grande masse était immense. On avait fait appel au banc et â l'arrière banc des anciens élèves dont beaucoup siégeaient dans cette loge, en somme c'était la loge des Gérontes. Cécile Sorel était invitée et ne manqua pas son petit effet au cours d'une promenade a travers la salle aux cris de "A poil Sorel". Elle était défendue pendant cette promenade par un triple rang de costauds,sans cela nous n'aurions pas manqué de la dénuder, sans la moindre méchanceté d'ailleurs. Aux cris de "A poil" elle répondait par des Oh, Oh, Oh ! faussement scandalisés mais au fond très satisfaits.

Chaque bal a comme sujet une grande époque de l'antiquité, mais le sujet n'a guère d'influence sur les loges ni sur les costumes, le niveau de culture générale est en effet des plus bas à l'école, un des plus bas qu'on puisse imaginer et l'histoire est totalement ignorée de l'immense majorité des élèves. Tout ce qu'on sait, et c'est le principal, c'est qu'il existe des points communs entre toutes les époques de l'antiquité, ce sont une friperie de la guenille poussée jusqu'à l'invraisemblable et jusqu'à la nudité et un relâchement des moeurs qui va jusqu'à l'orgie si tant est qu'il ne la dépasse pas. Sur ces points, le bal des quat'zarts est une représentation très fidèle de l'antiquité La diversité des loges, certaines très luxueuses, d'autres sordides toutes juxtaposées fait aussi très bien souvenir des villes antiques où les palais voisinaient avec les taudis.

Le vin coule à flot, mais de très mauvais vin. J'ai une fois été chargé de me procurer le champagne pour mon ateliers j'ai fait, ce jour la la meilleure affaire de ma vie, j'ai acheté des bouteilles de champagne garanti d'origine à deux francs la bouteille et j'ai revendu les bouteilles vides a 2,50, et j'avais récupéré sur les lieux plus de bouteilles que je n'en avais fait. apporter de pleines. J'ai goûté ce champagne par curiosité, il était affreusement mauvais, je me suis bien gardé d'en boire, j'étais invité dans d'autres ateliers et je n'aime guère le vin.

Il est préférable de quitter le bal avant quatre heures du matin, l'ambiance devient dangereuse à cause du nombre des gens ivres. L'ordre est maintenu tant bien que mal dans le bal par des gardes mobiles en uniforme qui s'amusent beaucoup et n'interviennent que pour limiter les dégâts (arrêter les rixes qui menacent de finir mal) sur réquisition des commissaires de la Masse ; la seule sanction est l'exclusion de la salle.

A l'époque il y avait grand échange cordial de maladies vénériennes.

A l'aube on revient en corps (ceux qui sont encore debout) et la tradition est de se rafraîchir par un bain pris nu dans les bassins de la Concorde.

Le bal est en principe réservé aux seuls élèves de,1'école, et toujours en principe,il y a un filtrage très sévère à l'entrée. Je dis en principe parce qu'il existe un important marché noir des cartes d'entrée dont certaines sont vendues très cher surtout à des étrangers amateurs de sensations fortes, ce marché noir est utile pour payer les frais de construction des loges. Je viens de parler des hommes, l'entrée des femmes est pratiquement libre, toutes les prostituées de Paris s'y donnent rendez vous.

Un jeu qui m'amusait beaucoup, et je n'étais pas le seul, était de repérer une jolie fille dénudée qui dansait, d'arriver derrière elle et de lui plonger l'index dans l'anus aussi profondément que cela m'était possible. Le succès de surprise était total au point que ni la fille ni son danseur ne protestait.

A l'un des bals auxquels j'ai assisté, le podium était au milieu de la salle, l'un de nous et une beauté professionnelle d'ailleurs médiocre, essayèrent de l'utiliser pour faire l'amour en public. Autant que j'ai pu en juger le succès ne récompensa pas leurs efforts, le spectacle n'amusa guère.

Ce bal est horrible, mais c'est en même temps une des plus grandes manifestation d'art du monde entier, je suis persuadé que c'est la plus grande, mais je ne connais pas tout, pas tout ce qui s'y passe et pas tout ce qui se passe ailleurs l'horrible et le beau, qui vont fort bien ensemble, sont monnaie courante dans le monde.


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