C'est la discipline qui fait la force des armées, c'est écrit en toutes lettres dans la "théorie", ce n'en est pas moins vrai. Remplaçons le mot discipline, par l'expression "bon ordre", beaucoup trop de gens, surtout les chefs, entendent le mot discipline dans le sens "pouvoir discrétionnaire des chefs", ce qui est une mauvaise interprétation d'après les subordonnés. Je voudrais qu'on entende par discipline, la bonne entente cordiale entre chefs et subordonnés. Pour ma part J'ai toujours pratiqué ce système pendant le long espace de temps où j'ai été gradé, quelque chose comme deux ans et demi si on comprend le temps de guerre et j'ai aussi vu pratiquer ce système par tous les collègues intelligents que j'avais et il y en avait beaucoup capables d'assez d'intelligence pour cela. A ce prix tout marchait bien et sans histoire pourvu que les officiers ne s'en mêlent pas, ce qu'ils évitaient de faire à l'ordinaire.
Quant au règlement, c'est la protection du soldat contre l'arbitraire de ses supérieurs. cela les soldats ne le comprennent pas.
La guérilla est devenue le principal mode de combat des armées modernes. et les guérilleros arrivent à battre les armées les plus fortes,avec des moyens ridicules, c'est que le bon moyen que j'ai indiqué ci-dessus est appliqué dans les armées mais pas entre les armées et la population. Il faudrait tout intégrer, en somme occuper le terrain dans son sens le plus large en même temps que le plus étroit. La guérilla révolutionnaire ou prétendue telle, repose sur la terreur organisée, c'est par cette terreur que les populations sont contraintes d'aider les guérilleros. Il faudrait y répondre en favorisant la fraternisation des soldats réguliers avec la population. N'hésitons pas devant les mots et disons le concubinage des soldats avec les femmes du pays. Je le répète, il faut occuper le terrain. Le rapport de mon premier paragraphe avec celui-ci parait inexistant, cherchez ce rapport et vous l'imaginerez facilement.
Rien entendu tout cela n'est concevable que dans le cas où les armées régulières apporteront avec elles beaucoup de ravitaillement et dans le cas où elles opéreront par la douceur en contradiction avec la terreur des guérilleros.
Maintenant, à titre de plaisanterie, je vais faire une proposition qui a à peu près autant de chance d'être adoptée que la fameuse solution d'Alphonse Allais a la Question d'orient, c'était de boucher les Dardanelles avec les Balkans.
Pour que les américains voient en même temps résolus le Problème des nègres et celui du Vietnam, il faudrait déporter tous les nègres des USA au sud Vietnam. Je vous livre cette Idée en confidence, mais je me refuse à aucun commentaire... "no comment"...