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2. Slackware

J'ai débuté Linux avec la slackware, en Septembre 1997. Je suis ensuite passsé à la Debian, puis à la Red Hat pour finalement m'arréter à la SuSE 5.2, puis 6.0. Je pensais effacer ce document, mais finalement je préfère le conserver avec quelques modifications. Bonne lecture !

2.1 Premier constat

Je connais au moins deux catégories d'utilisateurs qui abordent Linux., ceux qui viennent d'Unix ou qui débutent directement sous Linux et ceux qui viennent du monde MS-DOS. J'ignore tout des autres utilisateurs (mac, atari...).

Je ne parlerai pas des usagers d'Unix qui ne doivent pas être dépaysés. J'ai l'impression qu'ils sont nombreux et que presque toute la doc est faite par eux / pour eux. Je ne peux pas les aider beaucoup.

Je fais partie de la deuxième catégorie. J'ai une bonne connaissance de MS-DOS depuis les origines et j'ai progressé par MS-Windows 3.11, MS-Windows 95 et maintenant MS-Windows NT. Comme tout le monde je me lamente devant les bogues innombrables de MS-Windows et j'aime charrier Microsoft. Il reste que ces produits sont quand même performants et - assez - simples à utiliser.

Ce qui commence à me bloquer, c'est le prix de revient, qui augmente régulièrement et l'aspect " fermé " de ces produits : je suis un bidouilleur et j'aime bien mettre les mains "dans le cambouis". Avec NT quand on met les mains quelque part, c'est plutôt dans la merde !

D'où mon intérêt pour Linux. A priori, recompiler le noyau ou partitionner un disque dur ne me fait pas peur. Seulement, là je retrouve un problème que j'ai bien connu avec le FORTH : la documentation est nulle. Elle est nulle pour les gens comme moi. Je ne met aucunement en doute la compétence ou la complaisance des auteurs., j'en fréquente plusieurs, mais la difficulté que j'ai à utiliser leur travail est directement proportionnelle à leur compétence : très grande..

Je me propose donc ici de raconter mon expérience dans l'ordre où elle s'est faite avec les problèmes rencontrés, les solutions trouvées et les anecdotes qui vont avec.

2.2 Récupérer de la doc.

Vous avez probablement un livre acheté avec Linux. Il est mal foutu, mais vous ne pouvez pas vous en passer. Je n'ai pas l'intention de refaire tout ce qui est dit partout.

Moi, j'en ai trois :

J'ai démarré avec "Le Grand Poche LINUX" de S&SM par Timothy Parker parceque c'était le moins cher à avoir un CD (99F). Le CD est la distribution Slackware, semble-t-il assez complète, mais je n'ai pas assez d'expérience pour en juger. Le livre est quelconque, sans doute trop fort pour débuter. Il m'a donné un bon conseil cependant, que je n'ai bien sûr pas suivi : booter LINUX sur disquette. Ça m'a coûté un reformatage de disque dur, bien fait pour moi.

J'ai acheté ensuite "PC poche LINUX" de Micro Application par M. Wielsch. Pas de CD mais 56.50F et plutôt bien fait.

Peu après je suis tombé sur "Grand Livre LINUX" du même Micro Application et du même auteur, d'occasion moitié prix, c'est à dire 110F au lieu de 195 et avec 2 CD et je l'ai acheté. C'est presque le même que le poche (sauf les CD). Il est très encombrant mais assez plaisant, même si je n'y ai pas tout trouvé.

Je lis aussi régulièrement Le Virus Informatique et les Puces Informatiques (très marrant, 10F) et surtout Dream, sympa, pas toujours bien expliqué, avec un CD. Le numéro de Décembre 97 est fourni avec la distribution Debian qui est assez ambitieuse, mais le programme d'installation est une horreur, je suis revenu à la Slackware (pour l'instant).

3 mars 98 - Je viens de me faire prêter par le club Linux-31 un autre livre : Le Macmillan LINUX de Tackett, Gunter & Brown. Je viens (Décembre 1998) de le faire acheter par mon lycée. Il est fourni avec trois cd, red hat, open linux lite et staroffice 4. prix 245F, ce n'est pas cher pour 865 pages et 3 CD.

La traduction est bizarre, assez approximative et le vocabulaire n'est pas vraiment usuel, sans parler d'une faute de typo par page (en progrès sur la dernière édition, sans être parfaite), mais l'essentiel est que ce livre est presque complet. Du coup il est difficile à manipuler. Il y a l'installation, l'utilisation, la liste des principales fonctions, tout sur l'administration, y compris le réseau... À vue de nez c'est un bouquin UNIX adapté à Linux. RECOMMANDÉ !

(mars 99) Un nouveau journal est apparu depuis quelques mois, consacré uniquement à Linux. Je l'apprécie particulièrement : Linux France Magazine, 20 F partout.

Un des problèmes de Linux est que la documentation ne se trouve jamais là ou on devrait la trouver. Il faut que j'apprenne à utiliser grep (ca ne va pas tarder - mais un an après je ne sais toujours pas m'en servir !), mais pour l'instant j'utilise la fonction de recherche de MS-Windows (sur les cd) et ca marche. Suse dispose d'un système d'aide "susehelp" disponible sous X, à partir d'un navigateur internet (chez moi, il s'est configuré tout seul pour netscape). Un peu lourd, mais pas si mal.

Une fonction est aussi très précieuse : locate. la suse (je ne sais pas pour autres distributions) installe un système d'indexage de tous les fichiers du disque qui est mis à jour automatiquement la nuit par "updatedb". Si comme moi, vous éteignez votre appareil le soir, lancez cette commande à la main de temps en temps.

Quand vous faites ensuite locate XXX, linux vous indique immédiatement où se trouvent tous les fichiers qui contiennent XXX, ceci vous permet de localiser les exécutables, mais aussi les fichiers d'aide.

Savez-vous que majuscule-page haut vous montre ce qui a disparu de l'affichage ?

man XXX ou info XXX donne en général accès à la doc en anglais. pour le français, je ne sais pas.

2.3 Partitionner mon disque.

Pensez que FIPS est disponible sur le CD, même s'il faut chercher un peu pour le trouver.

Ça ne m'a pas posé trop de problèmes. Soyez quand même persuadé que vous n'avez guère de chances de réussir l'opération sans reformater le disque dur. Plus exactement sans effacer les partitions existantes pour créer les nouvelles. Si votre disque est vieux, un reformatage n'est pas idiot, il peut permettre de localiser d'éventuelles zones défectueuses. Utilisez pour cela les utilitaires fournis avec le disque. Méfiez-vous des utilitaires trop performants en ce domaine, certains disques IDE n'apprécient pas d'être bousculés. Si le disque est récent le reformatage n'est pas nécessaire.

AVANT d'effacer MS-DOS, pensez à sauvegarder tout ce qui vaut la peine. Pensez aussi à préparer votre travail si vous abandonnez définitivement MS-DOS, les CD (anciens, ce n'est plus vrai fin 98) de Linux s'installent à partir de MS-DOS ! il faut au moins pouvoir booter avec une disquette qui configure le lecteur CD (strictement indispensable, à moins que vous ne puissiez booter directement du CD) !

Suivant la taille de votre disque vous avez plusieurs choix. Linux demande au moins 200 Mo pour pouvoir fonctionner de façon plaisante.

Avec un disque dur de 60 Mo sur un portable, je n'ai pas pu installer TEX faute de place. On doit pouvoir installer Emacs (juste) pour faire de la saisie, mais c'est restreint. Le portable est mort entre temps, je n'ai donc pas pu continuer mes expériences.

Avec un disque dur de 1 Go vous pouvez envisager de donner 300 Mo à Linux et le reste à windows 95. Avec 4 Go vous pouvez avoir 1 Go pour win95, 1Go pour Linux et le reste pour NT.

Je vais continuer en supposant que vous avez 1 Go au moins et donc une partition MS-DOS.

Créez vos disquettes boot et root de Linux. Lancez Linux. Loggez-vous comme root (tapez root à la demande de login). Vous avez sous la main à ce moment un système Linux extra mini qui sait quand même lancer setup et surtout, pour le moment, fdisk. N'utilisez pas le fdisk du dos, ne reformatez rien avant cette étape.

Ce programme est très simple à utiliser. Il n'écrit rien tant que vous ne le lui demandez pas. Commencez par examiner l'aide puis par lister les partitions présentes.

Quand vous serez sûr de ce que vous voulez faire : effacez toutes les partitions.

Créez successivement trois partitions. Une pour MS-DOS (la première), une pour les fichiers swap de Linux, de 16 Mo (60Mo pour les versions récentes) et le reste pour Linux.

Donnez à chaque partition le numéro de type correspondant à son usage.

Vérifiez bien et écrivez le résultat sur le disque... suspense... essayez de redémarrer sous MS-DOS (sans disquette). Avec un peu de chance ça peut marcher (ça m'est arrivé une fois).

Pensez à noter la désignation (numéro,...) des partitions sous Linux, ce n'est pas la même que celle que donne MS-DOS et vous en aurez besoin plus tard.

Si ça ne marche pas, réinstallez msdos. En principe, la première partition doit encore être la partition active et tout doit donc se passer sans problème. Ça peut-être une bonne idée de réinstaller le dos 6.2 pour avoir plus tard le choix entre MS-DOS 6.2 et MS-Windows 95.

Vous pouvez passer à l'installation de Linux.

2.4 Installer un Linux minimum avec démarrage sur disquette.

Attention, quand on veut ajouter un module du groupe A que l'on a pas installé au départ, il y a problème. J'ai pour la deuxième fois aujourd'hui effacé mon installation. Je ne suis pas sûr du comment. Ce qui est sûr c'est que setup donne un avertissement, mais dès lors que l'on a modifié quelque chose dans les menus, c'est foutu, même si on fait <cancel>, setup lance quand même l'installation. Dans ce cas, essayer Ctrl Alt Del ! (sans garantie)

Si le principal reproche fait à MS-DOS était de manquer d'utilitaires indispensables, le principal défaut de Linux pour les débutants est d'en avoir trop. Linux a trop de tout, programmes, packages et même documentation.

J'en suis bien à ma dix ou douzième installation de Linux (encore 2, ce matin 16 jan 98), presque toutes ratées, mais ca commence à marcher. Je me base ici sur une distribution Slackware 3.1 de Linux 2.0.0 fournie avec le grand livre Linux de Micro Application.

Première remarque : Je suis juste en train de m'apercevoir qu'une partie de mes problèmes vient d'avoir installé trop de choses d'un seul coup. Quand j'ai eu l'idée de faire une installation minimale, tout s'est mis à marcher.

Premier conseil : installez Linux petit à petit. Le minimum c'est le jeu A de la distribution, à installer en entier et le jeu AP à installer tel que proposé par défaut (c'est la documentation).

Deuxième remarque : Si vous voulez installer Linux sérieusement vous n'y couperez pas de repartitionner votre disque dur, autant le faire tout de suite (voir ci-dessus).

Commencez par créer (sous dos) les disquettes boot et root. Pour la première, il faudra choisir en fonction de votre lecteur de CD-ROM.

Essayez et recommencez jusqu'au succès. Pour essayer la disquette, inutile de repartitionner, contentez-vous de démarrer avec la nouvelle disquette et lisez les affichages à l'écran. bare.i a toutes les chances de marcher.

À un moment vous allez voir quelque chose du genre " trying to detect CDROM... failed " si le cd n'est pas reconnu. C'est d'ailleurs une bonne idée de laisser le CD de Linux dans le lecteur pendant les essais. Si le CD est reconnu Linux vous affiche ses caractéristiques. Vous pouvez alors passer à la suite.

Avec vos deux disquettes, chargez boot puis root. Vous avez sous la main le système qui vous a permis de partitionner votre disque.

Vous allez utiliser le programme setup. Ce programme est très bien fait, prévoyez quand même une heure et deux ou trois essais avant d'arriver au but.

Suivez la procédure par défaut, c'est à dire tapez ce qui vous est demandé et ne modifiez rien sans être sûr de vous. Les seuls choix problématiques sont les suivants. Attention, il y a souvent dans les menus des choix qui ne se voient pas tant que l'on a pas amené le curseur tout en bas de l'écran (il défile alors vers le haut).

Police de caractères. Prenez fr-latin1.map (bien fr, pas fi !)

Forme des caractères Répondez NON quand on vous demande de choisir une forme de caractères.

Choisissez le lecteur de cdrom, le même que vous avez pris pour la disquette de boot. En cas de doute, essayez le dernier choix (scan).

Quand on vous demande quel type de démarrage vous voulez, il y a trois remarques essentielles :

1. créez toujours une disquette de boot/lilo, c'est la méthode la plus sûre.

2. surtout NE FAITE PAS écrire dans la MBR si dos doit exister sur le disque. Si vous n'avez que Linux, au contraire, c'est le seul choix utile.

3. faites aussi (en plus de 1) écrire dans le secteur principal de la partition Linux. Ca c'est sans danger et vous pourrez quand vous le voudrez faire de Linux le système majeur de votre disque.

N'oubliez pas, le moment venu, de configurer lilo avec 30 s d'attente et d'installer la partition Linux (ce n'est pas fait automatiquement !) et la partition MS-DOS. Appelez dos la partition.

Attention, écrivez bien dos en minuscules, vous allez être en clavier américain (QWERTY), n'utilisez donc pas de lettre qui soit différente de celle du clavier français (éviter azqwm).

NE confondez pas installer la partition dans LILO et monter la partition dans le système de fichier Linux. Il faut faire les deux.

Essayez de démarrer avec la nouvelle disquette, ca doit marcher, vous avez installé Linux !

2.5 Configurer Linux pour qu'il démarre à partir de MS-DOS (loadlin).

Démarrer Linux avec une disquette est peu glorieux, même si ca marche très bien. Notez qu'après le démarrage vous pouvez retirer la disquette, Linux ne vous la demandera plus (contrairement à MS-DOS).

Il est cependant très facile de démarrer Linux à partir de MS-DOS. Si vous ne comprenez pas les explications ci-après, ce n'est pas grave, attendez un peu, vous y reviendrez plus tard. Il faut installer avec setup le programme loadlin.exe que vous récupérez dans votre répertoire au démarrage (sous Linux - vous pouvez aussi le trouver sur le cd).

Il faut alors, créer dans la partition MS-DOS un répertoire \linux et y copier loadlin.exe et /vmlinuz (ca, ca ne peut se faire que sous Linux).

Redémarrez sous MS-DOS et venez dans le répertoire Linux. Créez alors un fichier linux.bat dans ce genre :

loadlin vmlinuz /dev/hda2

À la fin de la ligne, vous devez mettre la désignation Linux de votre partition Linux. Attention au type de disque (ide=hd ou scsi=sd, à son numéro d'ordre (a, b...) et à son numéro de partition (0, 1,...).

Du dos il suffira alors de taper linux et hop (ce n'est pas vous qui devez faire hop, contentez-vous de taper linux <entrée> et laissez loadlin sauter!). Mais vous ne pourrez revenir sous dos qu'en réinitialisant.

2.6 Configurer Linux pour qu'il démarre à partir de sa propre partition.

Si vous avez écrit lilo dans le secteur principal de la partition Linux (ou toute opération équivalente au niveau du vocabulaire) il suffit de rendre active la partition Linux. Cela peut se faire aussi bien avec le fdisk du dos qu'avec celui de Linux et c'est sans danger.

Au prochain démarrage, c'est alors LILO qui prends la main. Il vous attends 30s pour voir si vous allez taper " dos ". Si oui il vous renvoie sous MS-DOS. Si vous faites quoi que ce soit d'autre, vous démarrez Linux.

2.7 Monter mes répertoires ms-dos dans Linux.

Je l'ai fait avec setup sans aucune difficulté. Il faut savoir qu'UNIX (et donc Linux) ne connaissent pas les disques ou les disquettes, mais uniquement les répertoires. Pour accéder à un disque quelconque, il faut le " monter ". Il prends alors la place du répertoire et ce qui était dedans n'est plus accessible (mais n'est pas effacé pour autant, je pense). Vous avez un répertoire /dosc, un autre /cdrom... Pour les détails, regardez le manuel de mount (man mount)

2.8 Avoir les accents

dès le démarrage (demande de login).

Avec la configuration minimale, ca a marché du premier coup. Dans tous les autres cas, en installant tout ce qui était proposé par défaut, rien. Je ne sais pas encore pourquoi.

A l'appel de bash (donc après m'être loggé et avoir donné mon mot de passe).

Pour ca, il faut créer un fichier .inputrc dans votre répertoire (n'oubliez pas le point devant le nom du fichier) contenant :

set meta-flag on

set convert-meta off

set input-meta on

set output-meta on

Je tire ça du French-Howto de Guylhem Aznar. Il y a une ligne de plus que ce qui est indiqué dans les bouquins. Je ne sais pas si elle est indispensable, mais comme ca ça marche, je ne suis pas allé plus loin pour le moment.

2.9 Apprendre à utiliser vi.

Quand, après avoir installé Linux complet (et marchant mal) j'ai voulu commencer un dictionnaire des programmes Linux, j'ai immédiatement constaté qu'il y avait sur mon disque une multitude d'éditeurs de texte. Après en avoir essayé quelques-uns, je suis arrivé à la conclusion suivante.

Tout le monde nous dit qu'il faut savoir utiliser vi. Pour savoir utiliser quelque chose, il faut s'en servir régulièrement. Utilisons donc vi. Dans ce cas, inutile d'installer les autres.

En fait vi est très facile à utiliser pour faire la gestion de tous les petits fichiers texte de configuration, comme .inputrc. Il suffit de retenir quelques commandes.

D'abord, tapez le nom du fichier à éditer sur la même ligne que vi (vi <nomfich>). Ensuite, avant d'entrer le texte, tapez i (insertion). Si vous voyez un i s'afficher à l'écran c'est que vous l'aviez déjà fait. Vous pouvez effectuer la frappe et les corrections courantes dans ce mode.

Pour faire autre chose, frappez ESC (Echap), plusieurs fois si vous avez un doute. Tapez ensuite : (deux points) et

Je ne vois pas pourquoi vous auriez besoin du reste, en tout cas pour l'instant. Quand vous en aurez besoin, c'est très simple. Faites ALT F2 pour ouvrir une deuxième console virtuelle, donnez à nouveau votre login et votre mot de passe, tapez man vi et dès ce moment en faisant ALT F1 ou ALT F2 pour pourrez passer de vi à son manuel. Ce système de consoles virtuelles est une merveille. Je pleure tous les jours de ne pas l'avoir sous MS-Windows !

Problème : si votre ligne dépasse la largeur de l'écran, elle ne passe pas à la ligne. vi n'est pas un traitement de texte. Il n'est donc pas utilisable pour saisir du texte au km (ce que je fais en ce moment ! - en fait on peut tout faire avec vi, mais il faudra apprendre...).

2.10 Naviguer dans mes répertoires (savoir utiliser ls)

ls

Y a pas à dire, pour se retrouver dans les répertoires, il faut passer par DIR sous MS-DOS et par ls sous Linux. Il y a un nombre inconvenant d'options, dont il faut bien connaître quelques unes... pour les autres, faites man ls.

-a afficher tous les fichiers, y compris les fichiers de configuration débutant par un point.

-d répertoires seuls.

-l affichage long et détaillé.

-t tri par date de modification (n'affiche pas la taille, ca fait drôle).

-R récursive. Liste tous les sous-répertoires

-S tri par taille

-X tri par extension. Ca n'a pas grand intérêt sous Linux, qui ne s'occupe pas trop des extensions.

Identifier les fichiers

Les fichiers exécutables sont suivis (quand ils sont affichés par ls) par * et les liens symboliques par @. Les fichiers dont le nom se termine par ~ sont des backups (*.bak sous MS-DOS). c'est du moins le réglage par défaut de mon installation.

Caractères génériques

On peut utiliser * (? Aussi, je pense). Attention, les fichiers peuvent commencer par le point (.), mais c'est également, comme sous MS-DOS, le symbole du répertoire courant, du coup "ls .*" donne un résultat curieux. Vous allez découvrir les joies des "regexp" (expressions régulières). au bout d'un an, je n'y suis pas encore.

Les couleurs du temps...

Par défaut, mon ls donne un affichage en couleur, mais ca n'a pas l'air très standard. Les couleurs sont désignées par un numéro. Tout ça n'est pas très standard, le détail de ma configuration n'a pas d'intérêt.

2.11 Trouver ce que je cherche (find)

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu du mal à utiliser la commande find de Linux. Elle ressemble pourtant beaucoup à celle de MS-DOS, mais le vocabulaire des fichiers man est un peu différent de celui auquel je suis habitué. Résultat, pas dur !

find <répertoire de départ> -name <chaîne à chercher>

Les astuces sont les suivantes : il faut mettre -name avant la chaine à chercher et ne pas oublier un espace entre -name et la chaîne, contrairement à MS-DOS. Parfois (si on emploie des caractères génériques) il faut mettre la chaîne entre guillemets. Pour les détails, voir man.

2.12 Quelle est la structure des répertoires de mon disque?

La structure de MS-DOS est simple, au moins au début. Vous avez le répertoire racine et un répertoire \DOS. Ensuite vous avez sans doute \WINDOWS et peut-être \PROGRA~1 (\Program files). Pour le reste chacun fait ce qu'il veut, ce qui donne rapidement une grande anarchie. J'ai longtemps essayé de maintenir de l'ordre sur mon disque en utilisant un répertoire \TRAVAIL comme racine de tous les programmes de travail et \DATA comme racine des données.

Mais beaucoup de programmes MS-DOS ou MS-Windows refusent de travailler ailleurs que dans les répertoires prévus par leur programmeur, sans compter les innombrables fichiers dispersés n'importe où, mais spécialement dans les répertoires système de windows par toutes les applications.

Au départ, Linux est plus complexe, mais je viens (3 fév 98) de découvrir un document fort intéressant que je vais essayer de vous résumer (outrageusement, pour les détails, voyez l'original à ftp://ftp.lip6.fr/pub/linux/sunsite/docs/fhs/fhs-2.0.tar.gz).

Classification des fichiers

Règles générales

Il y a deux façons de classer les fichiers dans tout système informatique : fichiers partageables ou non, fichiers statiques ou variables.

Sont partageables les fichiers (et les répertoires) auxquels on peut avoir besoin d'accéder de plusieurs utilisateurs ou de plusieurs machines (votre répertoire perso, par exemple, si vous utilisez plus d'un terminal). Par contre des pilotes de périphériques ne sont utilisables que sur la machine où le périphérique en question est connecté.

Sont statiques les fichiers qui ne peuvent être modifiés que par l'administrateur (exécutables...). Les fichiers de données sont par nature variables (comme le texte que je tape en ce moment).

Il est vivement souhaitable, pour que l'on puisse établir un système de permissions cohérent que les répertoires soient répartis en fonction des types de fichiers. N'oublions pas, de plus, que sous Linux, des répertoires sont utilisés comme points de montage de disques et que leur contenu peut donc varier considérablement en un instant.

Exemples :

.....................*partageable..............................* non partageable....*

*statique..*..../usr, /opt.................................*....... /etc, /boot...........*

*variable *var/mail, /var/spool/news..* /var/run, /var/lock*

Première règle : pas de nouveau répertoire à la racine.

La racine d'un disque (ou d'une partition) est le siège de fichiers d'une importance toute particulière et sa structure doit être de la compétence exclusive de l'administrateur. Les répertoires prévus à la racine sont :

/, le répertoire racine

/bin : Binaires (commandes essentielles)

/boot : Fichiers statiques du chargeur de démarrage

/dev : Fichiers de périphériques

/etc : Configuration système spécifique à la machine

/home : (racine des) Répertoires personnels des utilisateurs

/lib : Bibliothèques partagées essentielles et modules du noyau

/mnt : Point de montage des partitions temporaires (vous pouvez y monter la disquette, par exemple)

/opt : Paquetages d'applications logicielles supplémentaires

/root : Répertoire personnel de l'utilisateur root

/sbin : Binaires systèmes essentiels

/tmp : Fichiers temporaires

/usr : Hiérarchie secondaire

/var : Données variables

j'ai en plus :

/cdrom : pour un montage de CD

/lost+found c'est là que le système place les fichiers "orphelins" (inode valable, mais pas de nom de fichier connu)

/proc : j'en ai entendu parler qq part, mais je ne sais plus où (processus ?)

contenu des répertoires

Le contenu des répertoires est une information plus complexe. Je l'ai déplacé dans le Memento.

2.13 Les fichiers de configuration

Maintenant que je connais mes répertoires et vi, je peux m'attaquer aux fichiers de configuration. Ces fichiers sont tous (tous ?) dans /etc (ou etc/rc.d) qui ne devrait même contenir que ca. Ils sont signalés comme des exécutables et ressemblent fortement à des scripts bash. Cependant, je ne sais pas trop à quel moment du démarrage ils sont lancés et il vaut mieux faire attention.

J'y ai trouvé (le fonctionnement est indiqué dans chaque fichier, ici je résume). :

rc.local

dans lequel se trouve le lancement de gpm (gestion de la souris, très utile en mode console)

rc.0

lien symbolique vers rc.6, scripts exécutés au moment du redémarrage de Linux (run level 0 et 6) (vous pouvez y mettre "au revoir les mecs...").

rc.4

run level 4, lancement de xdm, pour l'interface fenêtre. Je ne sais pas encore faire ca, d'ailleurs je n'aime pas trop démarrer directement l'interface graphique, j'aime bien faire une partie du travail en mode texte.

rc.K

run level 1 état administratif, un seul utilisateur

rc.M

init 8 démarrage normal, avec :

rc.S

suite de l'initialisation par path=/sbin:/usr/sbin:/usr/bin (remarquez qu'il y a deux point entre les répertoires au lieu du point virgule sous dos). Swapon, update, teste le système de fichiers (fsck) en cas d'erreur au login. On y trouve en remarque la syntaxe de création d'un disque boot (rdev -R /dev/fd0 0). Ce doit être là que l'on initialise pcmcia, sans doute inutile si vous n'avez pas un portable.

lilo.conf

intéressant à lire, ne modifier qu'avec prudence. Il est sans doute préférable d'ajouter une configuration sans modifier celles mises en place à l'installation. La première ligne est celle démarrée par défaut

fstab

contient les informations de montage des partitions (pour les détails, voyez le guide du rootard Linux)

mtools.conf

contient la configuration des mtools avec les noms des disques dur. Je ne les ai pas encore modifiés, mais il va falloir que je m'y mette car dans mon installation C: est considéré comme un disque SCSI ce qui n'est pas le cas, du coup mcopy xxx c: ne marche pas et c'est peut-être pour ça que je ne peux pas convertir mes fichiers texte vers MS-DOS. En relisant ceci, j'en ai profité pour régler le problème. Presque tous les fichiers de configuration sont abondamment commentés. En anglais, évidemment...

2.14 Jouer avec Xfree

Je ne pensais pas mettre ce paragraphe ici, mais j'ai fini par me rendre contre que l'on peut tout faire avec emacs, surtout se perdre... et j'ai quand même voulu savoir avant ma mort ce que donne XFree. Bof le résultat pour l'instant est un peu décevant. Sur un 486-33 XFree rame lamentablement - encore pire que win95. N'oublions pas cependant que Linux se compare en terme de puissance non pas avec win 95 mais avec win NT qui ne s'installe même pas sur mon 486 (pas assez de ram avec 8Mo). Même avec de la ram, un 486 est quand même pénible en mode graphique (64Mo RAM).

Sur le Pentium, pas de problème, j'ai pu jouer à tétris et au mah-jongg... L'interface qui a été installée par défaut est fvwm95 (qui imite win95) mais il y a plein d'autres possibilités disponibles un peu partout.

Il faut être patient pour installer la vidéo, mais on y arrive en étant pas trop exigeant. Juste un truc, un écran vous dit à un moment que startx est juste un lien symbolique vers X qui, lui même n'est qu'un lien symbolique vers le serveur graphique (le pilote de carte, en langage MS-DOS) puis vous laisse croire qu'il fait le travail à votre place. IL NE LE FAIT PAS ! Notez soigneusement la ligne à taper et faites-le à la main... (je n'ai plus ce problème avec des distributions plus récentes).

Je viens de trouver sur le CD un fichier "modeline" (c'est son nom sous MS-Windows) qui est en fait un mini howto qui explique très simplement la signification de la ligne du même nom dans le fichier XF86Config

2.15 Utiliser emacs

Si vous êtes toujours dans la configuration minimale, Emacs n'est pas installé. Vous allez donc installer le jeu de disques E. Utilisez l'installation par défaut de setup, tout ira bien. J'ai l'impression qu'il faut refaire la configuration de Linux, je ne sais pas trop pourquoi, en cas de doute faites-le. En fait il semble (après une nouvelle installation sur un autre appareil) que ce n'est pas nécessaire, par contre j'ai dû installer emacs en deux passes.

D'abord l'installation par défaut, puis une deuxième installation en cochant uniquement la case "supprimer la configuration X11" (remove X11 support). Il serait peut-être malin de noter ce que vous faites au cas ou il faudrait le refaire. Dans tous les cas de figure évitez de réinstaller le jeu de disquettes A, cela revient à effacer le disque (partition Linux), il faudrait refaire les fichiers .xxx. Au fait, ce serait peut-être une bonne idée de les recopier dans /dosc/linux, manière de les sauvegarder (je vais le faire).

Ensuite, avec vi, créez le fichier .emacs :

(standard-display-european 1)

(load-library "iso-syntax")

(set-input-mode (car (current-input-mode))

(nth 1 (current-input-mode)) 0)

Ne vous faites pas de bile, c'est du lisp. Ca devrait marcher. Utilisez le même système de console virtuelle qu'avec vi pour avoir le manuel sous la main. C'est nettement moins évident que vi, mais au moins on peut taper plus de 80 caractères par ligne.

Je viens (3 mars 98) d'assister à une démonstration d'emacs au club Linux-31 qui m'a montré deux choses. Ca vaut le coup, mais il faut prendre le temps de l'apprendre et il vaut mieux utiliser la version pour X, qui permet d'utiliser des menus pour les commandes moins souvent utilisées.

J'ai depuis avoir écrit ces lignes lu toute la doc d'Emacs et préparé un résumé (disponible par ici).

2.16 Imprimer mes documents sur mon imprimante

Réglée pour ms-dos et que je n'ai pas l'intention de dérégler !

Ca, je ne sais pas encore le faire, ca viendra. Le principal problème que j'ai est que les éditeurs vi et emacs ne sont que cela, des éditeurs. C'est à dire qu'ils sont conçus pour entrer du texte source, des programmes, pas pour faire du traitement de texte. Mais comme TEX n'a pas l'air d'être fait du tout pour saisir du texte... Ils n'ont donc pas de fonction d'impression.

Du coup il faut imprimer à partir de bash. Dans ma configuration minimale actuelle, je n'ai pas lpr et je ne vais pas vous embéter plus longtemps tant que je ne sais pas faire ! Voir plus loin...

2.17 Fin

J'ai changé définitivement de distribution avant d'aller plus loin avec la Slackware, je n'en dirais donc pas plus. Le chapitre suivant concerne la Debian.


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