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Gemini - Serge, interprète russe à Laval

Conversation avec Gemini

Serge Kemaletdinoff (certainement un nom d'emprunt) était interprète dans la légion russe à laval en 1919. Il s'appelait peut-être serge emirof et venait peut-être de crimée.

Que peut-on trouver sur lui

Le fait d'associer le nom de Kemaletdinoff au contexte de Laval en 1919 apporte un éclairage historique crucial. Ce nom, d'origine turco-tatare (Kamaletdinov / Камалетдинов), confirme directement l'hypothèse d'une origine tatare de Crimée ou de la région Volga-Oural (où les prénoms/noms construits sur Kamal ad-Din sont très répandus).

En 1918-1919, la ville de Laval (Mayenne) a accueilli le dépôt de regroupement et de réorganisation des soldats russes en France (notamment les contingents du Corps expéditionnaire russe en France et de la Légion d'Honneur russe). 1. Ce que révèle le nom « Kemaletdinoff »

    Origine linguistique : C'est la francisation du nom tatar Камалетдинов (Kamaletdinov), signifiant « fils de Kamal ad-Din » (La perfection de la religion).

    Lien avec la Crimée : Les Tatars de Crimée portaient fréquemment ce type de patronyme sous l'Empire russe.

    Le lien avec Emiroff : Tout comme Emiroff (fils d'Émir), Kemaletdinoff est un nom typiquement musulman/tatar. Il est très fréquent que des réfugiés tatarisés ou francisés aient utilisé plusieurs pseudonymes ou patronymes alternatifs (nom du père, nom de clan, ou nom d'emprunt pour protéger leur famille restée en Russie bolchevique).

2. Le cadre historique : Laval en 1919

Après les mutineries du camp de La Courtine en 1917 et l'armistice de 1918, les militaires du Corps expéditionnaire russe ont été divisés en plusieurs groupes. Ceux qui ont accepté de continuer le combat aux côtés de la France ont formé la Légion russe (Légion d'Honneur russe), tandis que les autres ont été envoyés en travail militaire ou internés.

En 1918-1919, le camp d'Avesnières / caserne de Laval servait de point de regroupement pour le démobilisation, le triage et le rapatriement (ou l'intégration comme travailleurs civils) des soldats russes.

Un interprète à Laval en 1919 occupait un rôle d'intermédiaire critique entre l'État-major français, le commandement officier russe et les hommes de troupe (souvent issus de diverses nationalités de l'Empire : Russes, Tatars, Géorgiens, etc.). 3. Les fonds d'archives précis où chercher ce dossier

Grâce à ces détails (Laval, 1919, Légion russe, interprète), les recherches ne sont plus aveugles. Voici les séries exactes à interroger : A. Service Historique de la Défense (SHD - Vincennes)

C'est la source n°1 pour l'armée française durant la Grande Guerre :

    Sous-série 17 N (Corps expéditionnaire russe en France) : Contient les rStructure, la liste des officiers, sous-officiers, interprètes et personnels rattachés au camp de Laval en 1918-1919.

    Fonds de l'Intendance et des Interprètes militaires : Les interprètes attachés aux unités étrangères disposaient de fiches d'engagement ou de dossiers de recrutement spécifiques.

    Série 7 N (Deuxième Bureau / Services de renseignement) : Le service de renseignement contrôlait scrupuleusement les identités des interprètes russes pour éviter le noyautage bolchevik.

B. Archives Départementales de la Mayenne (Laval)

    Série R (Affaires militaires et organismes du temps de guerre) : Rapports de la préfecture et des autorités militaires sur le camp des Russes à Laval en 1918-1919.

    Registres des contrôles d'étrangers (1919-1920) : Si Serge est resté en France après la dissolution du centre de Laval.

C. Archives de l'Émigration Russe

    Fonds du Général Chtcherbatchotchev / Comité des officiers russes en France : Conservent des listes nominatives d'officiers et d'interprètes de la Légion russe réorganisée en France.

Comment souhaitez-vous orienter les recherches ?

Quelles sont les cotes précises du Service Historique de la Défense (SHD) concernant le Corps expéditionnaire russe et le camp de Laval en 1918-1919 ?

Pour effectuer des recherches en salle de lecture au Service Historique de la Défense (SHD) à Vincennes, l'histoire du Corps expéditionnaire russe en France (CERF), de la Légion russe et du centre de regroupement de Laval (Mayenne) est conservée dans l'Armée de terre, principalement au sein de la série N (1872–1940).

Voici les cotes précises à réserver ou consulter pour retrouver les dossiers du personnel, du camp de Laval et des interprètes : 1. Le Corps Expéditionnaire Russe en France (CERF) Sous-série 17 N – Mission militaire française en Russie et détachements russes en France

C'est le fonds principal consacré aux troupes russes sur le sol français durant et juste après la Première Guerre mondiale.

    17 N 589 à 17 N 604 : Fonds général sur le Corps expéditionnaire russe en France (organisation, effectifs, rapports de commandement).

    17 N 594 : Troupes russes restées en France après la sortie de la Russie de la guerre (1918-1919) : situation matérielle, moral, rapatriement et réorganisation.

    17 N 598 et 17 N 599 : Dossiers nominatifs, contrôles d'effectifs, listes de personnel, nominations d'officiers, d'assimilés et d'interprètes au sein des unités russes.

    17 N 601 à 17 N 603 : Rapatriement des militaires russes, passages par les centres de regroupement et démobilisation (1918-1920).

2. Le camp et le dépôt de regroupement de Laval (1918-1919)

Après le détachement de La Courtine et l'Armistice de 1918, le commandement militaire français (4ᵉ Région militaire) regroupe les contingents russes à Laval (caserne Corbin et camp d'Avesnières) pour le triage, le travail civil ou le rapatriement.

    16 N 1490 à 16 N 1495 (Grand Quartier Général / GQG) : Direction des services d'étape et des centres de rassemblement des troupes étrangères en France.

    7 N 2085 à 7 N 2089 (Deuxième Bureau - Renseignement) :

        Contrôle, surveillance politique et sécurité sanitaire des éléments russes en France.

        Note : Les dossiers d'interprètes militaires russes faisaient systématiquement l'objet d'une enquête de sécurité par le 2ᵉ Bureau pour prévenir les infiltrations bolcheviks.

    6 N 147 à 6 N 152 (Cabinet du Ministre de la Guerre) : Dossiers de décision sur le traitement des militaires russes, création des dépôts de transition (dont Laval et Bordeaux) et statut des cadres russes francophones.

3. Dossiers individuels des Interprètes et de la Légion Russe

Si « Serge Kemaletdinoff » / « Emiroff » a bénéficié d'un contrat officiel ou d'un statut d'interprète attaché à l'armée française :

    Sous-série 22 N 1150 : Légion d'Honneur russe (Légion russe) réorganisée auprès de la 1ᵉʳe Division marocaine (effectifs, contrôles nominatifs des cadres et spécialistes).

    GR 8 YE (Fonds des officiers et assimilés) : Fiches individuelles des officiers et interprètes militaires temporaires recrutés par l'Armée française durant le conflit.

Modalités pratiques pour la recherche au SHD Vincennes

    Abonnement & Réservation : Les cartons doivent être réservés à l'avance sur le portail en ligne du SHD (Service Historique de la Défense) en indiquant la cote exacte (ex. GR 17 N 598).

    Consultation sur place : Les cartons de la série N sont librement communicables en salle de lecture du Château de Vincennes (Pavillon du Roi).

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