Marthe et sa mère, dans les années 50, sur la plage de Canet-Plage.

Christiane à Montpellier, avec son fils unique et préféré (moi :-)) - années 60

Des voeux de Serge pour Pâques, recto et verso.

Notes de Christiane Dodin

14/02/2000

Je suis allée au laboratoire d’anatomie :

Maman a été inhumée dans le caveau réservé à la Fac de Médecine au cimetière St Lazare.

La ville ayant résilié la concession, les ossements ont été déposés au jardin du souvenir à Gramont en principe en 1972.

Je n’ai pas pu avoir la date exacte car les archives ont été regroupées autrement et classés d’une autre façon – il est vrai que depuis 30 ans, ce n’est plus la même secrétaire.

Grand père (maternel) de Marthe Lefévre

René Clément Garreau

Maitre artisan Tonnelier

Demeurant 40 rue de Bootz

Laval

Dans une maison qu’il a fait construire comprenant un rez-de-chaussée (magasin) et 1er étage

Le 40 rue de Boots doit se trouver en gros entre la rue de Lozé et la rue Crosardière.

Les souvenirs retranscris par Christiane.

Arrivée en France dans les années 1915 ou 1916 de Serge Kemaletdinoff pour faire des études de droit. Russe venu de Crimée des environs d’Odessa. Père propriétaire terrien (orangeraie). Ruiné et S. K., pour vivre, devient vendeur dans un grand magasin parisien (Galeries Lafayette ou Printemps ?). Rencontre avec Trotsky non pas partageant les mêmes idées politiques, mais parce que russes tous les deux.

Expulsé de France avec Trotsky – passage en Suisse –

Trotsky, lui, de Suisse a traversé l’Allemagne et est arrivé à Petrograd le 6 Mai 1917.

S. K. de son coté, a réapparu en France vers le début 1919 ou fin 1918, apparemment après l’armistice. On peut retrouver la date par la date d’achat du café après la vente de la maison (de ma grand mère).

La rencontre avec maman doit se situer début 1919, ce qui les a réunis ce fut la découverte par maman de la Science Chrétienne.

« Mariés devant Dieu et pas devant les hommes » ils ont vécu 1 mois mariés et on retrouve une lettre ou plutôt un brouillon de lettre de démission que S. voulait envoyer à un chef de régiment de la légion étrangère cantonné à Laval. Apparemment cette demande de démission aurait déclenché une enquète faisant apparaître qu’il était inscrit sous un faux nom et qu’il lui fallait absolument partir pour ne pas compromettre maman et ma grand mère. Ce qu’on lui reprocherait aurait eu lieu pendant la guerre puisqu’il dit qu’il n’a jamais fait de mal mais qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres de son colonel.

Son vrai nom pourrait être Serge Emiroff alors que maman l’a connu sous le nom de Serge Kemaletdinoff.

Il y aurait une photo de lui datant de l’expulsion de Trotsky qu’il jugeait compromettante – et c’était sur un journal qui était sur une table du café qu’il l’avait vue. Leur vie commune a dû durer tout le mois de Mai 1919, puisque sa première carte écrite dans le train est du 1er Juin 1919