Les souvenirs retranscris par Christiane.

Arrivée en France dans les années 1915 ou 1916 de Serge Kemaletdinoff pour faire des études de droit. Russe venu de Crimée des environs d’Odessa. Père propriétaire terrien (orangeraie). Ruiné et S. K., pour vivre, devient vendeur dans un grand magasin parisien (Galeries Lafayette ou Printemps ?). Rencontre avec Trotsky non pas partageant les mêmes idées politiques, mais parce que russes tous les deux.

Expulsé de France avec Trotsky – passage en Suisse –

Trotsky, lui, de Suisse a traversé l’Allemagne et est arrivé à Petrograd le 6 Mai 1917.

S. K. de son coté, a réapparu en France vers le début 1919 ou fin 1918, apparemment après l’armistice. On peut retrouver la date par la date d’achat du café après la vente de la maison (de ma grand mère).

La rencontre avec maman doit se situer début 1919, ce qui les a réunis ce fut la découverte par maman de la Science Chrétienne.

« Mariés devant Dieu et pas devant les hommes » ils ont vécu 1 mois mariés et on retrouve une lettre ou plutôt un brouillon de lettre de démission que S. voulait envoyer à un chef de régiment de la légion étrangère cantonné à Laval. Apparemment cette demande de démission aurait déclenché une enquète faisant apparaître qu’il était inscrit sous un faux nom et qu’il lui fallait absolument partir pour ne pas compromettre maman et ma grand mère. Ce qu’on lui reprocherait aurait eu lieu pendant la guerre puisqu’il dit qu’il n’a jamais fait de mal mais qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres de son colonel.

Son vrai nom pourrait être Serge Emiroff alors que maman l’a connu sous le nom de Serge Kemaletdinoff.

Il y aurait une photo de lui datant de l’expulsion de Trotsky qu’il jugeait compromettante – et c’était sur un journal qui était sur une table du café qu’il l’avait vue. Leur vie commune a dû durer tout le mois de Mai 1919, puisque sa première carte écrite dans le train est du 1er Juin 1919