Je décris ici mes conditions usuelles de tournage dans le cas de spectacles d’orchestre de bal en extérieur, d’autres configurations sont possibles.

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  1.   1.  Généralités
  2.   2.  Caméra centrale
  3.   3.  Deuxième caméra
  4.   4.  Prise de son de secours
  5.   5.  Le montage
  6.   6.  Exemples de résultat

1.  Généralités

Le tournage se fait intégralement en Haute Définition 1080i. Le résultat peut être fourni en HD Blu-Ray, mais en général un DVD Haute qualité (1h20 disponible par dvd) est suffisante et plus simple à diffuser, sans parler du web. Je dispose de ma propre plateforme de diffusion sur le web, aussi bien en photo qu’en vidéo.

2.  Caméra centrale

La caméra principale de tournage est située au voisinage de la console de mixage, elle cadre la totalité de la scène.

Un camescope HD1080i Canon HG10 (photo, jusqu'en 2015) capte donc la totalité du spectacle. Son autonomie d’enregistrement de près de 6h est largement suffisante. Il est démarré au début du spectacle et n’est arrêté qu’à la fin de celui-ci.

Il est monté sur un pied télescopique de fabrication maison extensible à deux mètres – trop souple, en voir de remplacement, pour voir par dessus la tête des spectateurs.

Ce pied est maintenant remplacé par un pied carbone acheté en chine (sur aliexpress.com), plus de problème de rigidité. Par contre la rotule vendue avec le pied, très bonne pour la photo, n'est pas adaptée à la vidéo et a donc été changée.

Ce camescope sert également à capter le son principal avec un micro Rode Stéréo Videomic de grande qualité (une prise console est toujours un plus).

3.  Deuxième caméra

Une prise centrale est utile mais un peu monotone. Une deuxième caméra est donc utilisée, Camescope HD 1080i Canon HF G10 montée au besoin sur un pied vidéo professionnel, pour assurer les gros plans.

Ce camescope est de grande qualité, ce qui fait que les gros plans peuvent constituer l’essentiel du rendu final du tournage. Son autonomie est de trois fois 4h (interruption pour changer de batterie, 3 x 32 Go d’espace de stockage)

L’enregistrement secondaire du son permet d’assurer la synchronisation des deux prises vidéo.

4.  Prise de son de secours

Contrairement à l’idée courante, enregistrer un son de qualité est plus difficile qu’enregistrer une bonne image. Dans un gymnase ou un restaurant c’est très difficile. Placer un enregistreur au contact des artistes permet une meilleure qualité. Enregistrer à partir de la console de mixage est bien, mais on perd le son d’ambiance (l’idéal est d’avoir une console réservée à l’enregistrement, mais c’est réservé aux télévisions).

Il est donc fréquent que j’installe un enregistreur sonore Zoom H2 (remplacé par un H2N en 2015) par précaution.

Sur cette image, on distingue à gauche le micro principal avec sa fourrure (les anglais disent « dead cat » – « chat mort » :-), indispensable pour diminuer le bruit du vent.

La construction du pied téléscopique

5.  Le montage

Le montage est assuré en utilisant toutes les prises, avec superposition d’images, mouvements, images multiples… Tout en gardant une simplicité de bon aloi. S’agissant d’un spectacle d’orchestre, le visionnage n’est nullement ennuyeux.

Un clip publicitaire peut être créé, la durée ne doit pas alors dépasser deux minutes (temps maximum de visonnage d’un clip sur internet).

Pour la synchronisation du son, voir l'article sur kdenlive sur ce blog.

6.  Exemples de résultat

Dans un restaurant, une seule caméra (bloquée dans un coin, sans accès possible), son de la console. Le plafond et le public ont été masqués par l’usage d’un format « panoramique »:

http://dodin.org/piwigo/galleries/Videos/2010-2019/2012/20120426-gazelles-public/20120426-gazelles-set02-k-chain.flv

Orchestre Heptagone à Villaries en 2012 (Rolling in the Deep par Valérie Dodin).

http://dodin.org/piwigo/galleries/Videos/2010-2019/2012/20120616-villaries-hepta/20120616-01-rolling.flv