Il y a maintenant longtemps que je fais de la vidéo, très longtemps, même, puisque j’ai commençé en… 1972 (!) avec la maison des jeunes de Metz Borny.

A l’époque, c’était 30Kg de magnétoscope sur la table, caméras de studio sur pied… En fait j’étais un responsable local des MJC et il se trouve que nous hébergions l’animateur technique vidéo des MJC pour la France. Une fois qu’il avait fait son planning de l’année, nous pouvions alors réserver toutes les plages libres de l’emploi du temps à notre usage :-).

Il n’en reste pas moins que j’ai toujours été plus attiré par la photographie que par la vidéo, pour la simple raison qu’il est plus facile de partager une photo qu’une vidéo.

Je me suis remis à la vidéo à la naissance de mon fils, en 1986, car l’accouchement a été un peu difficile et il a été placé en couveuse dès la naissance, alors que sa mère était sous anesthésie. J’ai alors acheté un magnétoscope pour qu’elle puisse au moins le voir sur écran.

C’était un appareil VHS couleur, du format portable, mais comme une valise, avec caméra séparée, que j’avais trouvé d’occasion. Il devait assez rapidement tomber en panne et je l’ai revendu pour une bouchée de pain à un amateur de pièces détachées.

J’ai eu aussi un camescope de poing Hitachi S-VHS-C (la haute qualité de l’époque en mini cassettes compatible magnétoscope de salon). Seul les cassettes « non-S » étant compatible avec les appareils courants, je ne me suis guère servi que de ça. Il a très peu servi, la qualité était très quelconque.

Du coup, il est surtout resté dans l’armoire et a fini bloqué avec une cassette à l’intérieur, problème semble-t-il très fréquent à l’époque.

Je me suis finalement remis à la vidéo de façon sérieuse en 2002. Ma benjamine ayant, suite à divers déboires liés à l’explosion de l’AZF à Toulouse, entamé une carrière de chanteuse, joindre l’image et le son devenait une évidence. De plus c’était l’époque où les camescopes DV sont devenus bon marché en même temps que l’informatique.

Il devenait possible de tourner des images de qualité réellement bonne et de les monter pour en faire des films regardables. Qui aura fait du montage vidéo avant l’informatique soit était un professionnel équipé de matériel valant une fortune, soit sait ce que c’est que la galère…

J’ai donc acheté un petit camescope DV Canon que j’ai depuis repassé à ma fille (celle-là même que j’ai filmé avec au début).

Avec ce camescope (ou avec un autre accessoire genre graveur de dvd, je ne sais plus), j’avais récupéré Pinnacle Studio. J’en parlerai ailleurs.

Mes premiers films n’étaient même pas sur DVD, car à l’époque les DVD étaient chers, mais des CD avec différents formats (VCD…) assez galère à conserver et même à recopier.

L’expérience venant, je me suis équipé de micros (Rode), de multiples batteries, pieds…

J’ai alors senti le besoin de varier les angles de prise de vue, tout en gardant un son correct. Il me fallait un autre camescope et j’ai acheté très bon marché un deuxième camescope DV que j’utilisais encore il y a quelques jours.

Tout ça nous a amenés en 2010 et à la Haute Définition ainsi qu’aux télés grand écran.

Pour une télé normale (au sens du début du 21ème siècle, c’est à dire à tube :-) le format DV/DVD était tout à fait suffisant. Pour les écrans plats HD de plus de 1m de diagonale, c’est plus juste.

Je suis donc tombé par hasard sur ebay sur une « boutique Canon » qui proposait des camescopes HD reconditionnés. Je n’y ai pas cru tout de suite, mais j’ai suivi les ventes et quand j’ai vu que les appareils partaient à la moitié du prix catalogue, je me suis décidé. J’ai alors acquis un camescope Canon HG10, à disque dur de 40Go.

J’ai été très satisfait de cet appareil, pourtant bas de gamme (dans son genre). Cependant, avec mon expérience quand même non négligeable, je l’ai vite amené à ses limites, en particulier en ce qui concerne le son.

Bien plus récemment, donc, en Février 2012, j’ai constaté que les camescopes d’épaule devenaient accessibles.

Il faut savoir qu’entre le matériel amateur qui, en ce moment, vaut de 300 à 1000 euros, et le matériel semi-professionnel, il y a un saut de prix de l’ordre de 4x. Un camescope de poing semi-pro commence vers 3000 euros (et va jusqu’à 6000 environ).

J’ai donc étudié de très près le marché des camescopes amateur haut de gamme. Le modèle d’épaule Sony qui m’avait attiré en premier m’a montré que Sony joue la carte du tout automatique. Aucun de leurs appareils amateur ne permet vraiment de faire des réglages, en tout cas pas de réglage du son.

Le son, sur un camescope, est un point essentiel pour filmer des concerts, beaucoup moins pour des images familiales, mais moi je filme des concerts.

J’ai longtemps rêvé sur le camescope d’épaule Panasonic, très « pro », mais il n’est disponible en France qu’à un prix dissuasif (environ 2200 euros), sans compter quelques défauts mineurs.

Mon choix s’est donc assez vite restreint à deux modèles presque identiques, tous les deux chez Canon: le XA10 et le HF G10.

Il s’agit du même appareil. Le premier (XA10) est muni d’une poignée de portage supportant un interface XLR. Cette poignée est fixée sur deux griffes type porte flash traditionnel. Il coûte environ 1800 euros, soit 700 euros de plus que son petit frère le HF G10 qui autrement est identique en tous points et coûte donc 1100 euros. La différence de prix est énorme. Pour mes besoins, les prises XLR ne sont pas indispensables, d’autant que les accessoires (micros) qui vont avec sont très coûteux. J’en suis donc resté au HF G10.

Je ne l’ai que depuis une semaine et je n’ai tourné que très peu de choses, c’est un vrai matériel pro en ce qui concerne les réglages, du coup il faut une longue période d’apprentissage. Plus bientôt.

29/02/2012

Complément 2015

Bonjour,

J'ai assez souvent à faire des tournages avec deux camescopes. J'ai donc (eu) plusieurs générations d'appareils.

Je filme surtout des concerts d'orchestre. Les deux points critiques sont:

  • la résistance aux projecteurs dans la gueule :-)
  • la résistance au flou lors des "noirs", fréquents entre chaque scène.

Le suivi des visages pour la mise au point et la pose est essentiel, mais remarquablement bon, même sur les appareils les moins chers.

J'utilise depuis trois ans un Canon (je n'ai jamais eu que des Canon :-) HF G10 (Doc.CanonHFG10), qui me servira ici de référence.

C'est un appareil excellent, déjà en 2012 à plus de mille euros, je ne doute pas que son remplaçant actuel (HF G25) ne soit aussi bon à un prix divisé par deux.

Mise au point rapide, mais pas trop, qualité d'image à faire pâlir les professionnels (qui s'en servent beaucoup quand ils veulent passer inaperçus), léger (moins de 500g).

J'utilisais comme deuxième appareil le modèle que j'avais acheté précédemment autour de 2007, le HG10 (http://www.canon.fr/for_home/product_finder/camcorders/high_definition_hd/hg10/ oui, les dénominations Canon sont bizarres :-), payé environ 350 euros en reconditionné. Cet appareil est très bon pour son prix, je ne vais pas en dire trop de mal car je vais sans doute le revendre :-). Mais outre un son micro innommable (mais une entrée micro rare dans ces prix et très bonne, donc pas mauvais avec un micro extérieur), mais une tendance que vous connaissez tous, car elle était courante à l'époque à faire du fromage blanc avec les visages. Son disque dur de 40Go suffisait juste pour mes max 5 heures de tournage. Ce fut mon premier camescope HD.

Complément 2016

L'année dernière, j'ai acheté un Canon EOS 5DMKIII, essentiellement pour les photos. Il fait de très belles vidéo, mais j'ai renoncé à l'utiliser autrement que pour des usages ponctuels. Déjà il ne fait que des vidéo de maxi 30 minutes, ensuite il ne corrigé pas la mise au point (sauf en manuel) et, la nuit, l'objectif à ouverture maximale, je n'ai pas la profondeur de champ suffisante. L'écran est insuffisant pour juger de la mise au point, même avec le peaking offert par magic lantern.

Je viens donc d'acheter à la FNAC le remplaçant de mon HF G10, soit le HF G30.

je l'ai depuis cet après-midi et il m'a été livré batterie vide, je n'ai donc pu l'essayer que très sommairement.

Il n'a qu'un défaut visible immédiatement: pas de mémoire interne, il n'y a donc que les deux cartes sd. Certes, ça évite de perdre du temps avec l'appareil branché à l'ordi pour téléchargeer, mais sur un appareil de ce prix, c'est mesquin.

Au fait, je l'ai eu très bon marché. La FNAC s'est aligné sur le prix Amazon, à 1160 euros et des poussières, mais elle fait dessus le prix adhérent, soit -5%. donc facture 1111.41. Et Canon offre 100 euros de remise... Un prix imbattable au total pour un appareil de course...

Première remarque, le zoom offre un vrai grand angle, la bague de l'objectif n'est pas un zoom manuel mais un zoom électrique, assez agréable, d'ailleurs, et en mode mise au point elle passe de l'infini à 30 cm en un tiers de tour.

dernier point pour l'instant: on voit que c'est du matériel pro... au poids. Le HFG10 faisait déjà 500g et un volume conséquent, le HF G30 ait 750g et un peu plus de volume.

Excellent appareil, y compris le son...