J'ai remarqué que la France est un pays élastique. Au fil des années, les distances évoluent.

Prenons un exemple. Ma famille habitait à Montpellier et j'ai fait mes études à Toulouse.

A l'époque (années 50), il n'y avait pas d'autoroutes. Les vitesses n'étaient pas limitées en dehors des villes (où elles ont été limitées en 1962), mais il me fallait bien 5 heures pour faire le trajet, la nationale n'était pas terrible.

Petit à petit les routes ont été améliorées et la distance est passé à 4 heures. Puis on a construit l'autoroute et la distance a diminué progressivement pour arriver environ à 2 heures de porte à porte pour les 240 km (j'avais la chance d'habiter près de l'autoroute des deux cotés).

En 1974, la limitation de vitesse sur la route a été instituée, mais il n'y avait que très peu de contrôles. Entre Toulouse et Montpellier, on en trouvait guère qu'à l'arrivée sur Narbonne Les policiers étant installés dans la grande courbe vers Narbonne, il suffisait de passer à droite vers Perpignan si on s'était fait prendre :-).

On était donc, sans forcer, à 2h de distance, la distance la plus courte de l'histoire récente. Ensuite, la France a recommencé à se dilater.

Pendant 25 ans, la France s'est dilatée doucement, au gré de l'augmentation des contrôles, avec un moment fort en 1989 avec le permis à points. Auparavant, seuls les conducteurs de voiture de sport pouvaient réellement craindre le pire pour avoir trop réduit la distance.

En 1990, c'est en ville que les distances ont commencé à beaucoup augmenter, avec la limitation à 30 km/h.

En 2003, la France avait grossi de façon définitive avec l'instauration des radars et la distance Toulouse Montpellier était passé à 2h30.

Maintenant on envisage de généraliser le 30 km/h en ville, puis, qui sait, un jour, sur autoroute, avant, pourquoi pas, le permis à points pour les vélos et les piétons.

Et les chevaux?

Les Dates