Retour au sommaire: Voyage en Corse, Mai-Juin 2016

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  1.   1.  Avion ou Ferry
  2.   2.  Trajet de liaison
  3.   3.  La traversée: le Ferry
  4.   4.  Le véhicule et les bagages
  5.   5.  Le logement
  6.   6.  La nourriture

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1.  Avion ou Ferry

Pour se rendre en Corse, deux manières: prendre l'avion et louer sur place une voiture ou y aller en voiture et prendre le ferry.

En Juin 2015, j'ai essayé la première méthode: bilan mon avion n'est pas parti et moi non plus... (éviter la compagnie Volot...). Cette année, j'ai donc décidé d'utiliser le ferry. Entre temps j'ai acheté une MG TF, un joli petit cabriolet à prix très bas que je vous recommande, et il semblait donc l'outil idéal pour la Corse.

2.  Trajet de liaison

Le point d'embarquement le plus commode pour un toulousain semblait Toulon, quand même 450 km, donc près de 1000 km aller retour. Le tour de la Corse faisant environ 650 km (plus les déplacements locaux), ce trajet de liaison représentait quand même près de la moitié du kilométrage total, et environ 200€ entre l'essence et le péage, plus deux fois 5 heures de route. La région de Toulon est très belle, si vous avez le temps, y consacrer un jour ou deux est une bonne façon de rentabiliser le trajet.

3.  La traversée: le Ferry

J'ai donc retenu un aller-retour Toulon - Bastia chez Corsica ferries. On peut prendre un billet de jour ou de nuit. De jour on économise une cabine, mais il n'y a pas grand chose à faire pendant les 5 ou 6 heures de traversée et il va falloir prendre une nuit de plus en Corse, le gain est donc mince.

On peut faire la traversée de nuit sur une chaise, dans un transat (payant) ou en cabine (68 euros HT). Pour partir d'un bon pied, j'ai pris une cabine, au prix minimal (pour deux). A ce prix il n'y a pas de hublot, mais la nuit il n'y a pas grand chose à voir, alors... La cabine est très correcte, mais aussi très petite, il ne faut pas être claustrophobe!

Ma plus grande surprise sur le Ferry a été la douceur incroyable des mouvements, imperceptibles. Quand on sait qu'il avance entre 20 et 30 noeuds (entre 30 et 45 km/h), c'est impressionnant. On ne se rend pas compte du départ. Le seul bruit est celui des hélices de manœuvre. Ces ferries peuvent faire des créneaux!

Mouvements de ferries (l'une des vidéos est accélérée)

Description des ferries par leur propriétaire

Le Mega Andrea a une caractéristique intéressante: ses ponts s'ouvrent à la fois derrière et devant, du coup on rentre en voiture par l'arrière et on sort par l'avant, les manœuvres en sont grandement simplifiées. Le Mega Express 1, lui, n'est accessible que par l'arrière, ce qui suppose des manœuvres pour tasser les voitures à l'entrée et pour les détasser à la sortie. Dans les deux cas, mieux vaut avoir une voiture qui ne cale pas à tout instant...

On peut arriver une heure avant le départ, l'embarquement est immédiat si le bateau est à quai, mais il faut parfois l'attendre. Au total il faut moins d'une demi-heure pour embarquer toutes les voitures ou les débarquer. Les ponts sont par endroits mobiles, même en charge, mais vous n'êtes pas autorisés à rester dans la voiture pendant la manœuvre.

Il n'y a aucun accès aux véhicules pendant la traversée, n'y oubliez rien d'important. On vous demande de désactiver l'alarme... ce qui n'est pas possible sur la mienne, heureusement elle ne sonne qu'en cas d'intrusion réelle.

Il n'est pas vraiment conseillé (par les usagers) d'utiliser les restaurants du bord: on y mange cher et mal. Le matin on a pas le temps de traîner pour rejoindre sa voiture. Si elle est est à fond de cale, il peut faire très chaud, les gens fragiles ont donc intérêt à attendre plus haut.

Les photos du ferry

4.  Le véhicule et les bagages

Je suis parti en Corse avec ma MG TF. Il s'agit d'un petit roadster (décapotable) strictement deux places. Sur ces véhicules, le coffre est toujours très petit, mais justement celui de la MG est particulièrement grand, soit environ 220 litres.

Sur cette photo vous voyez mon coffre chargé. Il contient deux sacs Décathlon de 85 litres cote à cote, et il reste sur le dessus de quoi emporter des provisions.

D'autres photos

On peut accrocher derrière les sièges un sac a dos léger avec les boissons. Dans ce sac, ceci:

"Thermal-Cooler-Insulated-Waterproof-Lunch-Carry-Storage-Picnic-Bag-Pouch-lunch-bag" chez Aliexpress.com

Qui coûte un euro trente huit, port compris, et qui garde deux petites bouteilles d'eau fraîches pendant plus de trois heures.

La MG est parfaite pour les routes de Corse qui sont toutes continuellement en tournants. Il n'y a à peu près que deux lignes droites en Corse, une au Sud et l'autre au Nord :-). Le fait d'avoir le volant à droite ne m'a nullement gêné. La passagère a mis un peu plus de temps à s'habituer à voir venir en face d'elle les autres véhicules.

Avec un passager, n'espérez pas rouler vite, ce serait très inconfortable pour lui. La vitesse moyenne dépasse rarement 30 km/h et la conduite est très amusante mais très fatigante. En Corse on compte les distances en heures, pas en km... Par contre, dans ces conditions, la consommation d'essence est ridicule (j'ai fait moins de 5 l/100 sur certains trajets), heureusement car le prix de l'essence... est celui des autoroutes en métropole! A noter que les hypermarchés ne semblent pas vendre d'essence.

Sur les dix jours, je n'ai pas consommé une goutte d'huile ni de liquide de refroidissement. La MG a vaillamment supporté des routes parfois très défoncées, mais la voiture idéale aurait été le Suzuki Vitara (pas les modèles récents, l'ancien petit cabriolet 4x4).

Avec une bouteille thermos (en inox, incassable) contenant juste de l'eau chaude et une petite provision de sucre, de café en poudre et de thé, j'avais de quoi prendre une pause de temps en temps.

5.  Le logement

Pour la première fois, j'ai utilisé Airbnb et je dois dire que je n'ai eu qu'à m'en féliciter. La plupart des chambres (choisies parmi les moins chères) étaient très bien, presque toutes fournissent café et thé, et ont une bouilloire pour l'eau chaude - et de toutes façons un accès à la cuisine.

Même quand il s'agit d'une chambre dans un appartement, le propriétaire est souvent absent, donc peu gênant. En Corse je suis resté deux jours dans chaque logement, c'est un peu court pour faire connaissance avec le logeur, trois jours est un meilleur choix quand c'est possible (je l'ai expérimenté par la suite).

Il faut très précisément identifier ses exigences essentielles. Par exemple, je ne veux pas avoir à replier un canapé lit (il me faut donc un vrai lit ou deux lits jumeaux), je viens en voiture, il me faut donc une place de stationnement (pas toujours évident). Un coin de réfrigérateur (et parfois même un réfrigérateur personnel) est courant.

Si, comme moi, on a pas de "passé" chez Airbnb, il vaut mieux se limiter aux logeurs qui acceptent tout le monde sans accord préalable, sinon on est refusé. Maintenant que j'ai de bons commentaires ca ne devrait plus se produire. On peut tisser des liens assez forts en peu de jours, ma femme a gardé des photos de plusieurs logeurs et leur téléphone régulièrement.

Si on se déplace en France métropolitaine, le moins cher possible est l'hôtel F1. 25 euros la nuit à Besançon un 19 Juin, petit déjeuner à 3.5 euros, c'est imbattable et le confort est assez bon.

Airbnb ajoute une petite touche d'imprévu, avec de temps en temps des déboires minimes, et souvent un appartement pour le prix d'une chambre...

6.  La nourriture

Ma femme et moi sommes de petits mangeurs. En vacances un bout de pain et de saucisson nous suffit, un petit déjeuner copieux nous tient jusqu'au soir. Ce n'est pas essentiellement un problème d'argent, nous ne pourrions simplement pas avaler un repas complet au restaurant.

Le saucisson et le fromage supportent assez bien la chaleur. Les boites de thon en sauce sont bonnes chaudes. On trouve du pain partout.

Attention, même en Corse il pleut, surtout dans le sud est, mais rarement longtemps. Le soleil tape, même en Juin, la casquette est indispensable, la crème solaire aussi.

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